- Le
passage de grades
-
- 1 - Conditions
d'accès au passage de grade
"DAN"
-
- 2 - Durée
des épreuves
-
- 3 -
ÉVALUATION DU NIVEAU SHODAN - Premier
DAN
-
- 4 -
ÉVALUATION DU NIVEAU NIDAN -
Deuxième DAN
-
- 5 -
ÉVALUATION DU NIVEAU SANDAN -
Troisième DAN
-
- 6 -
ÉVALUATION DU NIVEAU YONDAN -
Quatrième DAN
-
- 7 -
ÉVALUATION DES NIVEAUX GODAN et
ROKUDAN - Cinquième et Sixième
DAN
-
- Journal
Officiel
|
1 -
Conditions d'accès au passage
de grade "DAN"
-
- 1.1 Justifier
d'au moins trois années de
pratique et donc trois timbres de
licence pour le passage de
SHODAN
-
- +
2 années (jour pour jour) + 2
timbres de licences pour le passage
de NIDAN
-
- +
3 années (jour pour jour) + 2
timbres de licences pour le passage
de SANDAN
-
- +
4 années (jour pour jour) + 2
timbres de licences pour le passage
de YONDAN
-
- 1.2 Justifier
de trois stages ou sessions
d'écoles régionales
dans les douze mois
précédent
l'inscription organisés par
les instances
fédérales.(nationales
, régionales, ou
départementales)
-
- la participation doit
être inscrite et visée
sur le passeport sportif du
candidat.
-
- Les stages
privés ne sont pas
comptabilisés.
-
- Seuls certains stages
sont reconnus pour les passages de
grade "DAN" ce sont :
-
- -
Les stages
Fédéraux
-
- -
Les stages de Ligue.
-
- Dans la ligue du Nord
sont pris en compte :
-
- les stages de
ligue dirigés par l'expert
mandaté à cet
effet
-
- Le ou les stages
nationaux organisés dans
la ligue
-
- Les stages de
préparation "DAN"
-
- Le stage de
printemps.
-
- 1.3
Présenter un certificat
médical
-
- 1.4
Régler l'inscription au
trésorier de la ligue pour
les premier deuxième et
troisième DAN, au compte du
trésorier
fédéral pour les
grades quatrième DAN et au
dessus, ainsi que les grades sous
dossier et pour obtenir la
reconnaissance des grades
français ou étrangers
déjà acquis.
-
- 2 -
Durée des épreuves
(retour
au -1-)
-
- SHODAN Premier DAN 12
minutes environ
-
- NIDAN Deuxième
DAN 14 minutes environ
-
- SANDAN
Troisième DAN 16 minutes
environ
-
- YONDAN
Quatrième DAN 18 minutes
environ
-
- 3 -
ÉVALUATION DU NIVEAU SHODAN -
Premier DAN (retour
au -1-)
-
- LE PREMIER DAN OU LA
COMPREHENSION ET LA CONNAISSANCE AU
PLAN GENERAL.
-
-
-
- Définition du
niveau
-
- Le niveau Shodan
(Premier dan) doit être,
conformément à la
tradition et à la
signification des termes japonais,
considéré comme le
premier niveau, le "début" de
la pratique.
-
- Cela signifie que le
candidat doit disposer des "outils
constitutifs" de la pratique de
l'aïkido, outils sans la
connaissance et la
compréhension desquels on
ne
- peut prétendre
"faire de L'aikido
-
- Cette connaissance et
cette compréhension devront
ensuite évoluer vers la
maîtrise des mêmes
outils dans les grades
ultérieurs.
-
-
- Indicateurs de
niveau
-
- Ces "outils
constitutifs" peuvent se regrouper
en trois types principaux
d'indicateurs.
-
- A/
Connaissance formelle des techniques
et de Reishiki
-
- Le jury doit pouvoir
reconnaître les enveloppes
globales et caractéristiques
qui distinguent les techniques entre
elles (ikkyo de nikyo , de sankyo,
etc.)
-
- B/
Construction des techniques
(Riai)
-
- Le jury doit pouvoir
observer la construction des
techniques au travers des
- "
phases" suivantes :
-
- -
phase initiale de placement : (elle
implique la compréhension de
principes tels que Irimi, Tenkan et
Ma-ai.)
-
- -
phase dynamique de création
et conduite du
déséquilibre;
-
- -
phase terminale où le
déséquilibre se
transforme en amenée au sol
(projection, immobilisation).
-
- Le respect de ces 3
phases ne devant pas nuire à
la continuité (Nagare) dont
l'exigence est modulée en
fonction du grade
demandé.
-
- Ce schéma est
certainement un peu
académique ou rigide, - la
notion de contrôle devant en
effet être partout
présente et constituer le
liant -, mais néanmoins
incontournable dans l'apprentissage.
Progressivement, ce deuxième
indicateur, la construction des
techniques, sera
intégré dans le
troisième indicateur, car une
bonne compréhension des
principes d'unité et de
respect de l'intégrité
doit aboutir à un
schéma rigoureux de
construction des techniques.
Cependant, au niveau du premier dan,
ce deuxième indicateur semble
être un appui
nécessaire pour aider
à développer le
troisième.
-
- Exemple de
comportements observables (en
négatif et en positif)
:
-
- -
Sur katate dori - ikkyo : venir
saisir directement la main sans
s'être déplacé
ou sans avoir marqué le
contrôle d'une manière
ou d'une autre.
-
- -
Par son équilibre, mettre
l'attaquant en situation de
déséquilibre.
-
- -
Coordination de l'attaque de Uke
avec l'exécution de la
technique dans son
enchaînement (Tsukuri -
kuzushi - gake ou
immobilisation).
-
-
-
- NOTA
: La construction des
techniques ne peut se faire
qu'à partir d'un minimum de
condition physique. Mais il ne faut
pas la concevoir dans un sens
étroit, exclusivement
physique, voire musculaire (cf. la
notion de taïku - ryoku) :
l'endurance, la résistance
(physique, émotionnelle),
etc., sont aussi le résultat
d'une préparation
psychologique.
-
- Une absence de
préparation physique (au sens
large) entraîne souvent la
perte des équilibres
techniques ou des bases de la
discipline.
-
- Cette dimension est
transversale à tout l'examen,
et est évaluée en
référence à
l'âge et au sexe du candidat.
-
- C/ Principe
d'intégrité
-
- La
compréhension du principe
général et fondamental
selon lequel la technique d'aikido
doit préserver et renforcer
l'intégrité (au sens
le plus large du terme) physique et
mentale des deux protagonistes
constitue le troisième
indicateur
-
- Ce principe, au
contenu très dense, comprend
notamment tous les
éléments
- suivants :
-
- -
nécessaire unité du
corps, de centrage, d'engagement du
corps dans le sens de l'action
;
-
- -
nécessité d'une
attitude juste (cf. la notion de
shisei), d'une maîtrise et
d'un emploi adéquat de son
potentiel physique, d'un rythme
adapté entre les mouvements
et à l'intérieur du
mouvement (cf. les notions de kokyu,
et de kokyu - ryoku) ;
-
- -
nécessité de conserver
son potentiel, sa
disponibilité, sa
mobilité, sa capacité
de réaction et sa vigilance
(cf. les notions de zanshin et de
metsuke) tout au long de la
situation ; nécessité
de soutenir une attention et une
concentration suffisante par rapport
à uke .
-
- Exemple de
comportements observables (en
positif et en négatif)
:
-
- pour tori
-
- -
centrage : les coudes ne doivent pas
s'écarter du corps sur
shiho-nage ; sur kote-gaeshi, la
main doit rester dans la ligne
centrale du corps de tari ;
etc.
-
- -
préserver son
équilibre (ne pas être
déséquilibré
par les saisies de uke, ou par ses
propres déplacements)
;
-
- -
préserver son
intégrité (ne pas
être touché par les
frappes de uke) ; notion de
réalité martiale
;
-
- -
préserver
l'intégrité de uke (ne
pas le blesser) ;
-
- -
attitude droite (ne pas être
cassé ni tordu, le haut et le
bas du corps travaillant sans lien)
; placement du bassin (sans cambrure
excessive) et des articulations
(épaules et genoux)
permettant une disponibilité
suffisante ;
-
-
- pour uke
-
- -
avoir un comportement d'attaquant :
s'engager dans l'attaque sans
être
- suicidaire (pas de
faux shomen); donner clairement
à tori une situation
et
- accepter qu'elle
évolue sans anticiper
négativement ;
-
- -
avoir une attitude créatrice,
en posant une situation
nécessitant réaction
par l'attaque ou la saisie, et en
obéissant ensuite à la
"logique dynamique", en restant
présent, actif, vigilant et
adaptable tout au long de la
technique ;
-
- -
chuter sans se blesser.
-
- Toutes ces
données physiques vont
évoluer ultérieurement
vers des données
- psychiques et
mentales (tranquillité,
sérénité,
disponibilité, etc.) au cours
de la progression du
pratiquant.
-
-
- 4 -
ÉVALUATION DU NIVEAU NIDAN -
Deuxième DAN (retour
au -1-)
-
- DEUXIEME DAN OU LA
COMPETENCE DANS LE MANIEMENT DES
OUTILS
-
- Définition du
niveau
-
- Le niveau Nidan -
Deuxième dan doit permettre
de manifester une
compétence
- dans le maniement des
"outils" définis pour le
premier dan, et non plus simplement
une compréhension et une
connaissance au plan
général.
-
- Le jury est donc plus
exigeant dans cette
évaluation selon des
orientations
supplémentaires
-
-
-
- Connaissance formelle
des techniques
-
- La nomenclature
d'aïkido doit être
suffisamment connue pour que toute
technique demandée par le
jury puisse être
exécutée sans
hésitation.
-
-
- Construction des
techniques
-
- L'exigence
complémentaire porte sur la
fluidité dans la construction
des techniques, sur la perfection du
contrôle de la distance avec
l'adversaire dans toutes les phases
du mouvement, et sur la
capacité d'anticipation
-
-
- Principe
d'intégrité
-
- C'est surtout sur ce
point que le jury se montrera plus
exigeant, tous les principes
énoncés pour le
premier dan devant effectivement se
manifester dans la prestation du
candidat au deuxième dan, et
ce avec un engagement physique plus
important (restant, bien sûr,
adapté à l'âge
des candidats, et ne devant en
aucune façon prendre le pas
sur le caractère technique de
la prestation).
-
- La maîtrise du
principe d'irimi, et de la relation
irimi-tenkan, doit commencer
à se manifester : parvenir
à prendre le centre de
l'autre, puis parvenu à
être le centre.
-
-
- 5 -
ÉVALUATION DU NIVEAU SANDAN -
Troisième DAN (retour
au -1-)
-
- LE TROISIEME DAN OU L
EMERGENCE D'UNE LIBERTE DANS LA
TECHNIQUE
-
-
- Définition du
niveau
-
- Le niveau Sandan -
troisième dan doit permettre
de manifester une maîtrise
complète des techniques, la
capacité à les adapter
à toutes les situations, et
l'émergence d'une
liberté dans leur
application.
-
- Les exigences
supplémentaires portent donc
sur le niveau de maîtrise des
critères
précédents, et
notamment sur :
-
- -
un complet contrôle de soi et
de ses actes ;
-
- -
la capacité à faire
des variations à partir des
bases, si nécessaires
- (adaptabilité)
;
-
- -
une disponibilité à
tous moments de la prestation
;
-
- -
une grande maîtrise du
principe d'irimi ;
-
- -
une juste appréciation de
maai (contrôle de la distance,
comme au deuxième dan, et
interventions aux bons moments)
;
-
- -
la capacité d'imposer et de
maintenir un bon rythme à
l'intérieur du
- mouvement
-
- (cf. la notion de
kokyu).
-
-
- 6 -
ÉVALUATION DU NIVEAU YONDAN -
Quatrième DAN (retour
au -1-)
-
- LE QUATRIEME DAN OU
LA MAITRISE COMPLETE
-
-
- Définition du
niveau
-
- Le niveau Yondan -
quatrième dan doit permettre
de manifester une
maîtrise
- complète
des
-
-
- techniques de base et
de leurs variantes
-
- Les exigences
supplémentaires portent donc
sur le niveau de maîtrise
des
- critères
précédents, et
notamment sur :
-
- -
la manière de dominer
à tout moment la situation
;
-
- -
l'adéquation du travail au
partenaire et à la situation
(cf. la notion d'aïki) ;
-
- -
la sérénité du
candidat ;
-
- -
la capacité du candidat
à exprimer sa qualité
de perception, son degré
d'intégration et sa
liberté de maniement des
principes de la discipline.
-  
| |