- Régime de la
période d'entrainement
-
-
-
- A -
Apports
calorifiques et équilibre de la
ration
- B -
Les
nutriments
- C -
Les
micro-nutriments
- D -
Les
fibres alimentaires
- E -
L'eau
et les boissons en
général
- F -
Erreurs
habituelles
- G
-Considérations
pratiques
|
- C - LES
MICRO-NUTRIMENTS
- Notion d'aliments
à haute densité
- nutritionnelle.
-
- L'intérêt
des "micro-nutriments" que sont les
sels minéraux, les
oligo-éléments, les
vitamines, conduit à donner
la préférence aux
aliments qui les contiennent
plutôt qu'à ceux qui
apportent uniquement des calories
"vides", ce qui est le cas des
aliments "trop raffinés"
comme le pain blanc, le sucre blanc
etc.... Les nutritionnistes ont
introduit la notion "d'aliments
à haute densité
nutritionnelle" (ou aliments
H.D.N.); par définition il
s'agit d'aliments ayant un bon
rapport entre la richesse en
micronutriments et leur pouvoir
énergétique
modéré.
-
- 1) - Les
minéraux
-
- Leur rôle
capital est maintenant bien connu.
L'augmentation des besoins en
pratique sportive nécessite
qu'on attache une attention
particulière à un
apport suffisant. Leurs proportions
harmonieuses dépendent de
l'équilibre entre les
entrées (alimentation) et les
sorties(sueur, urines,
selles).
-
- a - Le sodium
(Na). Il est
éliminé par la
sueur mais à une
concentration inférieure
à celle du sang; donc la
transpiration abondante
entraîne plutôt une
concentration. Toutefois, si on
compense la perte uniquement avec
de l'eau, on peut entraîner
une dilution (et une
hyponatrémie) mais cela ne
s'observe que dans certains cas
de courses très longues
("ultra-distance").
- En principe les
besoins sont largement couverts
par une alimentation
équilibrée au cours
de la période
d'entraînement, il n'y a
donc pas d'intérêt
(au contraire) à
supplémenter la
ration.
-
-
- b - potassium (K)
Le K est éliminé
par les urines (assez
abondamment) et par la sueur
(mais en même concentration
que le plasma c'est-à-dire
assez faiblement par rapport au
taux cellulaire). En principe les
apports recommandés sont
de 2 g/j chez le
sédentaire, de 2,5
à 3,5 g/j chez le
sportif.
- Le K est largement
disponible dans les aliments
(fruits - et en particulier
fruits secs - légumes - et
en particulier légumes
secs - viande etc ... ).
- En principe, une
alimentation
équilibrée est
suffisante et les déficits
sont très rares.
Même au cours de l'effort,
il semble inutile d'ajouter du K
aux "boissons de l'effort". L'
Equilibre se restaure en phase de
récupération.
-
- c - Le phosphore
(P) Il est indissociable du Ca
dans l'os (85 % du P). Sous forme
de phosphates, il participe
à de nombreux processus
énergétiques. Les
besoins sont de 1 à 1,30
g/j. Les sources sont multiples
(viandes, laitages, poissons,
certaines
céréales). La
ration normale apporte 1,50 g/j.
Il n'y a donc pas de
problème dans la ration du
sportif.
-
- d -
magnésium (Mg). Il joue un
rôle fondamental à
l'intérieur des cellules
qui contiennent 99 % du Mg de
l'organisme (dont 70 % dans l'os
et 29 % dans les muscles, le
système nerveux et les
cellules sanguines). 1 % est
contenu dans le liquide
extracellulaire. Le Mg intervient
dans la structure de nombreuses
enzymes. Les besoins sont
estimés à 350 mg/j
pour la femme et 400 mg/j pour
l'homme sédentaire. Ils
sont plus importants chez le
sportif (estimés à
450 mg/j pour la femme et 600
mg/j pour l'homme) en raison de
l'élimination accrue par
la sueur et les urines d'une
part, et par la consommation de
Mg au cours de l'exercice
physique. Les conséquences
du déficit sont une
diminution des capacités
maximales (par accumulation
précoce d'acide lactique
dans le muscle), une diminution
des capacités d'endurance
et de la qualité de
récupération. Les
besoins sont susceptibles
d'être accentués en
cas d'abus de graisses animales,
d'abus de sucre simple,
d'alimentation trop riche en
fibres, d'une consommation
importante de thé ou
d'alcool. Les aliments les plus
riches sont le cacao, le chocolat
les noix et oléagineux,
les fruits de mer, le soja les
légumes secs, les fruits
secs, L- pain complet et le riz
complet. Certaines eaux sont
riches en Mg (BADOIT, VITTEL,
HEPAR, CONTREX). Une
supplémentation
médicamenteuse est parfois
utile, mais pendant de
brèves périodes de
2 à 4 semaines.
-
- e - calcium (Ca)
90 % du calcium de l'organisme
sont localisés dans les
os, mais le Ca a également
de nombreuses autres fonctions
(dans la contraction musculaire,
l'équilibre cellulaire,
diverses réactions
enzymatiques). Son taux sanguin
est régulé avec des
marges assez
étroites.
- Il se renouvelle
à partir du Ca
alimentaire, mais
également du Ca osseux. Il
est éliminé par les
urines, la sueur, les selles.
-
- Les besoins sont
estimés à 800 - 1
000 mg chez le sédentaire.
Ils sont augmentés (1 200
à 1 500 mg/j) chez le
sportif au cours
d'entraînement
lourd.
- Les sources sont
essentiellement les laitages et
en particulier les fromages (mais
il convient de
préférer les
fromages maigres pour limiter
l'apport lipidique); on en trouve
également dans le soja et
les fruits de mer. Il convient de
distinguer l'apport alimentaire
et l'assimilation. En effet le
taux d'absorption peut être
diminué en cas d'ingestion
abondante de protéines et
de fibres (en raison notamment de
l'acide phytique des enveloppes
de céréales qui
piègent les
minéraux dans l'intestin).
Il en est de même de
l'acide oxalique (des
épinards, de l'oseille),
qui entre en compétition
avec d'autres minéraux (Mg
et fer) ou des
oligoéléments (Zn -
Cu). L'alcool augmente les pertes
urinaires.
-
-
- 2 - Les
oligoéléments
-
- On leur attribue
actuellement un rôle de plus
en plus important Il s'agit de
substances rencontrées dans
l'organisme à un taux
très faible (moins de 1/100
000 du poids du corps) mais dont la
présence est essentielle.
C'est un domaine d'investigations
récent manifestement
appelé à se
développer notamment en
raison de l'introduction de
techniques de dosage de plus en plus
sophistiquées qui commencent
à apparaître.
-
- a - Zinc (Zn). Il
entre dans la composition d'une
centaine d'enzymes. Les besoins
sont estimés à 15
mg/j. Ils sont augmentés
chez le sportif (pertes sudorales
et urinaires). Un apport
excédentaire de zinc ( Zn)
nuit à l'assimilation du
cuivre (Cu). Les sources sont
limitées. Les aliments
d'origine animale constituent la
meilleure source et assurent la
meilleure assimilation.
(Huîtres, viandes, germes
de blé).
-
- b - Le Chrome
(Cr). Il potentialise l'action de
l'insuline. Les besoins sont
estimés à50-200
mcg. Ils sont augmentés
chez le sportif (pertes
urinaires). Les sucres simples et
les céréales
raffinées entraînent
une élimination urinaire
accrue ... mais les rations
riches en fibres perturbent
l'absorption du chrome. D'autre
part, il existe une
interférence avec
l'assimilation du fer et du
Zn.
- Les sources sont
surtout les champignons, la
levure de bière, les
huîtres, les
céréales
complètes, le pain complet
le foie.
-
- c - Le cuivre (Cu)
Il joue un rôle important
dans le métabolisme des
lipides, du tissu conjonctif, du
système nerveux et dans la
lutte contre les radicaux libres.
Les besoins sont estimés
à2 ou 3 mg/j. Il
interfère avec le Zn et le
fer ainsi qu'avec les sucres
simples qui réduisent son
absorption.
- Les sources sont
le foie, les fruits de mer, le
cacao.Une supplémentation
est
déconseillée,(il
est toxique à doses
élevées.
-
- d - Le
sélénium (Se).Son
intérêt (qui semble
très important) est de
connaissance récente. Il
intervient surtout comme
anti-oxydant - (lutte contre les
radicaux libres). Les besoins
sont estimés à un
minimum de 70 à 200 mcg/j.
Comme notre consommation moyenne
est estimée à 45
mcg, il est nécessaire
d'augmenter son apport
alimentaire (et
éventuellement d'assurer
une supplémentation
médicamenteuse). Les
sources sont les poissons, les
fruits de mer, le foie, et les
abats, le jaune d'oeuf, l'huile
d'olive, le germe de blé
et la levure de
bière.
-
- e - U
manganèse (Mn).Il
présente des analogies
avec le magnésium (Mg).
Les besoins sont d'environ 3
mg/j. Ils peuvent être
augmentés chez le sportif.
Les sources sont les
légumes verts, les
céréales. Son
assimilation peut être
réduite par la vitamine C
ou par un apport trop important
de Ca et de P.
-
- f - fer. La plus
grande partie du fer se trouve
dans l'hémoglobine mais on
le trouve également dans
une protéine de transport
(la transferrine) et dans la
myoglobine. Le métabolisme
du fer est
caractérisé par un
remarquable recyclage. Les pertes
quotidiennes sont infimes (sueur,
urines, selles) en dehors bien
entendu d'hémorragie
digestive, de pertes menstruelles
et de blessures entraînant
un saignement; Les besoins sont
estimés à 1 mg chez
l'homme et 16 mg la femme
sédentaire, ils sont plus
importants chez le sportif (16 mg
chez l'homme et 30 mg ou plus
/jour chez la femme) car le
métabolisme du fer semble
modifié en cas
d'entraînement
poussé, l'assimilation
semble moins bonne et les pertes
fécales plus
importantes.
-
- les sources sont
surtout d'origine animale
(viandes, poissons, fruits de
mer). Une alimentation
équilibrée apporte
en moyenne 5 mg de fer pour 1000
calories. Les besoins sont plus
difficiles à combler en
cas de régime
végétarien,
d'autant plus que l'absorption du
fer d'origine
végétale est moins
bonne. Elle s'améliore si
on ajoute un peu de viande, des
oeufs et des fruits riches en
vitamine C au cours du même
repas. Il faut signaler l'effet
négatif de certains
légumes (oseille,
épinards, rhubarbe) en
raison de l'acide oxalique qui
inhibe l'assimilation. Il est
parfois nécessaire
d'apporter une
supplémentation chez le
sportif de haut niveau.
-
-
- 3 - Les
vitamines
-
- On connaît leur
rôle très important.
Les besoins en certaines vitamines
peuvent être augmentés
chez le sportif en raison de
l'accélération du
métabolisme au cours de
l'effort mais un apport massif
n'influe pas sur les performances.
Un surplus de vitamines chez un
sujet non carencé est donc
strictement inutile.
-
- a - Les vitamines
hydrosolubles
-
- * La vitamine B1
intervient comme coenzymes
notamment dans la transformation
de l'acide pyruvique produit
final de la dégradation
des glucides. Les besoins
augmentent en fonction de la
quantité de sucre (et
notamment de sucre
raffiné) dans la ration.
La couverture des besoins en B1
est parfois difficile mais peut
être réalisée
par un régime
approprié sans faire
intervenir de
supplémentation
médicamenteuse.
-
- * La vitamine B2
intervient dans certains
coenzymes jouant un rôle
dans la dégradation des
acides gras. Les besoins semblent
plus importants chez le sportif,
et on estime qu'une
supplémentation peut
présenter un
intérêt dans
certains cas.
-
- * La virage B6 :
l'exercice augmente les besoins
mais la supplémentation
n'est indiquée qu'en cas
de véritables carences. On
la trouve dans la levure de
bière, le germe de
blé, les légumes
secs, le soja, le cacao.
-
- * La vitamine B12
: se trouve surtout dans les
aliments d'origine animale. Une
alimentation harmonieuse semble
suffire.
-
- * La biotine (B8
ou H), l'acide folique (B9) et
l'acide pantothénique
interviennent sous forme de
coenzymes. Les carences semblent
très rares, et une
alimentation harmonieuse semble
suffire.
-
- * La vitamine PP
intervient dans la constitution
de coenzymes jouant un rôle
dans les métabolisme des
glucides, des lipides, et des
protides. Il a la
particularité de pouvoir
être
synthétisé à
partir d'un A.A. essentiel, le
tryptophane. Les sources sont la
levure, les légumes secs,
le foie, la viande, les poissons.
Il n'est pas indiqué de
recourir à une
- supplémentation,
car à doses
élevées elle peut
bloquer l'utilisation des
graisses et
accélérer
l'épuisement des
réserves de
glycogène.
-
- * La vitamine C :
c'est la vitamine la plus
étudiée en
médecine sportive. Elle a
de nombreuses actions dont une
action anti-oxydante (lutte
contre les radicaux libres). Elle
favorise l'assimilation du fer.
Ses besoins sont augmentés
par la pratique sportive et il
est donc nécessaire que la
ration comporte un apport
quotidien suffisant. Toutefois,
la diversité des sources
rend rare la survenue d'un
déficit. Le
problème de
l'intérêt
d'une
- supplémentation
est souvent posé : il est
admis que des doses
élevées
n'améliorent pas les
performances du sujet non
carencé ("c'est le
meilleur moyen d'augmenter
l'élimination urinaire de
la vitamine C...")
-
- b - Les vitamines
liposolubles (A-D-E-K)
-
- Parmi ces
vitamines, seule la vitamine E et
la pro-vitamine A ont un
intérêt particulier
pour le sportif en raison de leur
action anti-oxydante. Les besoins
en vitamine E augmentent en
altitude. On a
suggéré qu'un
apport de vitamine E pouvait
améliorer les aptitudes
physiques ... mais cela n'a pas
été
confirmé.
- Les vitamines
liposolubles peuvent se stocker
dans le tissu adipeux qui fait
office de réservoir, il
est donc inutile d'en
ingérer
quotidiennement.
- Il n'en est pas de
même des vitamines
hydrosolubles pour lesquelles il
n'y a pas de forme de
réserve (l'excès
quotidien est
éliminé par les
urines).
- De nombreux
facteurs influent sur la
conservation... ou la destruction
des vitamines
- - Le stockage et
l'exposition à la
lumière et à
l'oxygène
détruisent notamment les
vitamines A, B6, B9, B12, C, D,
E, K. C'est le cas de
préparations des
crudités trop longtemps
à l'avance (exemple
carottes râpées la
veille).
- - Un mode de
cuisson est important : une
pré-cuisson rapide
à 100' vaut mieux qu'une
cuisson plus longue à 65'
(qui active les enzymes
destructrices de vitamines). La
chaleur elle-même
détruit des vitamines
(A-B1-B2-B5), certaines vitamines
n'aiment pas l'acidité
(B2-B12-D), et d'autres
l'alcalinité
(Bl-B5-B8).
-
- Ceci justifie de
veiller à la diversité
de l'alimentation et notamment
à
- une consommation
suffisante de
crudités.
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