AIKIDO

et

LEGITIME DEFENSE

 

 
 

  La Légitime Défense

et la pratique des arts martiaux

 

Les arts martiaux, dont la "primum movens" est généralement la défense de soi-même et d'autrui sont directement concernés par la loi. Avons-nous le droit de nous défendre? Dans quelles limites? Que risquons-nous en outrepassant ce droit?

Une connaissance minima de la légitime défense semble très utile au pratiquant qui se veut humaniste, elle est indispensable pour l'enseignant.

Une définition de la légitime défense doit d'abord rappeler que dans la défense de rue, "Tous les coups ne sont pas permis". Cette défense reconnue et autorisée par la loi obéit à des conditions précises qui limitent l'emploi des méthodes de défense.

-Conditions relatives à l'atteinte.
-Conditions relatives à la riposte.
-De la nature de l'acte de défense.

Il faut pouvoir faire la preuve de cette légitime défense.

Deux exceptions existent dans l'article 112.6 de même que se trouve défini l'état de nécessité qui justifie la défense.

Le non respect de la légitime défense peut avoir des conséquences graves pour l'auteur des coups et blessures (sanctions pénales et civiles).

Il faut dans ce contexte aborder le problème de l'utilisation pratique des arts martiaux et des sports de combat en défense. Il faut pouvoir répondre aux questions:

-que puis-je faire?
-pourquoi le faire?
-comment le faire?
-conséquences possibles?
-que faire après l'agression?

Enfin, à travers la trilogie Art martial / individu / société, il semble possible et utile pour l'enseignant de faire passer un message éducatif et présenter les bases d'une véritable instruction civique.

Lucien Batigne

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