III -
LA CHALEUR ET L'EAU
 
 

I - LES SOURCES D'ENERGIE

II - ROLE DES DIFFERENTS FACTEURS ENERGETIQUES

III - LA CHALEUR ET L'EAU

La combustion produit de la chaleur, mais celle-ci provient également de l'air ambiant. La "thermorégulation" (dont le centre est situé au niveau de l'hypothalamus) a pour but de régler en permanence la déperdition en fonction de la production de chaleur. Elle fait intervenir
 
- Un facteur circulatoire: la vasodilatation cutanée.
 
- la transpiration : l'évacuation de lg de sueur fait perdre 0,585 Kcal. Il faut noter que ce n'est pas le fait de transpirer qui refroidit, mais le passage de l'état liquide à l'état gazeux : 11 d'eau produit 1 2441 de vapeur d'eau, ce qui absorbe 585 Kcal. La transpiration varie beaucoup en fonction de l'air ambiant et du nombre de glandes sudoripares. Au cours d'un marathon la sudation est très importante. Elle atteint parfois 2 à 31/h. Elle est limitée par la survenue éventuelle d'une déshydratation.
 
A la perte d'eau par transpiration, il faut ajouter celle liée à la "glycogénolyse" (lg de glycogène est associé à 3 ml d'eau). La perte d'eau est donc considérable puisqu'elle atteint 4 à 6 1 au cours d'un marathon, dont 1 à 1,5 1 dans les dix premiers km. Cette perte d'eau entraîne une déshydratation "extra-cellulaire" (réduction du volume plasmatique) et "intracellulaire". Cette dernière retentit directement sur les capacités du
coureur. On admet qu'une déshydratation de 2 à 3 % entraîne une réduction
de capacité de 20 à 30 %.
 
- mise en échec du système thermorégulateur et de l'équilibre hydroélectrolytique constitue le "Mur de la Surchauffe" , c'est-à-dire une hyperthermie. Ce mur est le plus dangereux car il peut entrainer un risque vital. Il est important d'en connaître les signes :
- Entre 40' et 40'5 :peau sèche, frissons, nausées et battements de tempes
- Entre 40'5 et 41' :faiblesse, désorientation, troubles de l'équilibre.
- Au dessus de 41 ' :diminution de la sudation, perte de conscience.
 
Comment prévenir ce "Mur de la Surchauffe" :
 
- Avant la course tenir compte de la température ambiante
 
- Améliorer la thermolyse par l'entraînement (acclimatement) en s'aspergeant d'eau. Le vent joue également un rôle intéressant.
 
- Eviter la déshydratation : boire avant la course (ration d'attente) et dès les lers ravitaillements (avant d'avoir soif) 100 à 200 ml, à la fois d'une eau légèrement sucrée(hypotonique, c'est-à-dire contenant 20 à 25 g de sucre/1).
 
- mise en échec du système thermorégulateur et de l'équilibre hydroélectrolytique constitue le "Mur de la Surchauffe" , c'est-à-dire une hyperthermie. Ce mur est le plus dangereux car il peut entraîner un risque vital. Il est important d'en connaître les signes :
- Entre 40' et 40'5 : peau sèche, frissons, nausées et battements de tempes
- Entre 40'5 et 41' : faiblesse, désorientation, troubles de l'équilibre.
- Au dessus de 41 ' : diminution de la sudation, perte de conscience.